Vous ne connaissez pas votre hébergeur
Vous savez qui a développé votre application, mais pas sur quel serveur elle tourne, ni chez quel hébergeur. La facture d'hébergement, si elle existe, est noyée dans une prestation globale.
Tant que l'hébergement, le domaine et les accès sont à son nom, vous ne pouvez pas partir. Voici comment savoir si vous êtes captif, ce qu'il faut récupérer, et comment se déroule une migration sans interrompre votre activité.
Beaucoup d'entreprises découvrent leur dépendance le jour où elles veulent changer. Quatre signes permettent de le savoir avant.
Vous savez qui a développé votre application, mais pas sur quel serveur elle tourne, ni chez quel hébergeur. La facture d'hébergement, si elle existe, est noyée dans une prestation globale.
C'est le point le plus critique. Si le domaine est enregistré au nom de votre prestataire, il contrôle votre adresse, vos e-mails et votre visibilité. Vous ne pouvez rien déplacer sans son accord.
Vous utilisez l'application, mais vous n'avez ni accès au serveur, ni accès à la base de données, ni possibilité d'exporter vos données autrement que par l'interface.
Vous ignorez si des sauvegardes existent, à quelle fréquence, et où elles sont stockées. Vous n'en avez jamais reçu de copie.
Tant que la relation est bonne, la captivité ne se voit pas. Elle devient un problème dans trois situations, toutes prévisibles.
Vous voulez changer de prestataire. Sans les accès et sans le domaine, vous ne pouvez pas partir. La négociation se fait alors en position de faiblesse, et le coût de sortie peut devenir prohibitif.
Votre prestataire cesse son activité. Départ à la retraite, changement de métier, liquidation. Si tout est à son nom, la récupération devient une démarche juridique, parfois longue, pendant laquelle votre outil est à l'arrêt.
Vous devez répondre d'un incident. En tant que responsable de traitement, c'est vous qui répondez devant la CNIL d'une fuite de données, même si l'infrastructure est gérée par un tiers. Sans visibilité sur l'hébergement, vous ne pouvez pas assumer cette responsabilité.
Une migration ne s'improvise pas. Voici l'inventaire complet de ce qui doit vous revenir avant de bouger quoi que ce soit.
Il doit être enregistré au nom de votre entreprise, avec un accès à l'interface de gestion. C'est ce qui vous rend réellement libre : tant que vous contrôlez le domaine, vous pouvez déplacer le reste.
Une copie complète et à jour, que vous conservez de votre côté. Sans elle, il n'y a rien à migrer.
Accès au serveur, au panneau d'hébergement, à la zone DNS, aux certificats et aux éventuels services externes utilisés par l'application (envoi d'e-mails, cartographie, paiement).
L'hébergement, les certificats et les services tiers doivent être souscrits au nom de votre entreprise, avec votre moyen de paiement. C'est ce qui empêche toute coupure décidée par un tiers.
Le principe est simple : on ne déplace rien tant que la copie ne fonctionne pas parfaitement ailleurs.
Nous commençons par un inventaire de l'existant : où tourne l'application, sur quelle technologie, dans quelle version, avec quelles dépendances. Cet état des lieux vous appartient, quelle que soit la suite.
Nous montons ensuite une copie complète sur une nouvelle infrastructure, à votre nom. Votre application actuelle continue de tourner normalement, personne ne s'aperçoit de rien.
Vient la recette : vous vérifiez que tout fonctionne sur la copie, avec vos vraies données et vos vrais utilisateurs. Rien ne bascule tant que vous n'avez pas validé.
La bascule se fait enfin par un changement DNS, en général hors des heures d'activité. L'interruption réelle se compte en minutes, et l'ancienne installation reste disponible plusieurs jours en filet de sécurité.
C'est un principe que nous appliquons sans exception : l'hébergement, le nom de domaine et les comptes sont souscrits au nom de votre entreprise, avec votre moyen de paiement.
Nous intervenons comme prestataire technique, avec des accès que vous pouvez révoquer à tout moment. Si vous décidez demain de travailler avec quelqu'un d'autre, vous n'avez rien à récupérer : tout est déjà chez vous.
C'est exactement l'inverse de la situation qui vous a peut-être amené sur cette page.
Si votre logiciel n'évolue plus non plus, voyez ce qu'il faut faire quand votre développeur ne répond plus, ou comment se passe une reprise complète de logiciel métier.
Vos données vous appartiennent, et le RGPD vous donne un droit d'accès et de portabilité. En pratique, une demande écrite et argumentée suffit dans la grande majorité des cas. Le code source, lui, relève du contrat : c'est un point distinct qu'il faut vérifier séparément.
Quelques minutes, le temps de la propagation du changement DNS, et généralement hors des heures d'activité. Tout le travail de migration se fait en amont sur une copie, pendant que votre application actuelle continue de tourner.
C'est le cas le plus contraignant. Un transfert de domaine nécessite son accord et un code d'autorisation. S'il refuse, des recours existent, mais ils prennent du temps. Nous vous dirons franchement si votre situation nécessite un conseil juridique avant toute démarche technique.
Cela dépend entièrement de ce qu'on trouve à l'inventaire : technologie, taille de la base, dépendances externes, état du serveur. C'est précisément l'objet de l'audit initial, qui aboutit à un devis ferme. Vous ne vous engagez sur rien avant de connaître le montant.
C'est vous qui décidez, et cela dépend de votre relation. Techniquement, si vous disposez déjà des accès, une migration peut se préparer sans intervention de sa part. Nous n'intervenons jamais sans votre autorisation écrite, et nous ne contournons aucun accès.
Oui. Une migration se fait à distance, sur les serveurs. Nous accompagnons des entreprises dans toute la France. Les déplacements sur site concernent uniquement nos prestations d'infogérance de proximité, autour de Castres.
Un premier échange gratuit pour faire le point sur votre situation et vous dire franchement ce qui est possible.